

Autoportrait Paul de Rémond du Chélas

La famille de Paul de Rémond du Chélas avec sa femme entourée de petits-enfants
1856 - 1940
Paul de REMOND du CHELAS est né à Auray le 31 Juillet 1856, il est le cinquième enfant d'Albert de REMOND du CHELAS et de Sophronie DEREDEC. Albert, son père est commissaire de marine, et l'enfance de Paul se passe au gré des affectations : Concarneau, Auray, Belle Ile.. ;
Il étudie au collège des Jésuites à Vannes de 1868 à 1875 et effectue ses études de droit à Rennes. Il a été avocat à Quimperlé de 1884 à 1886. Ensuite, avec l’aide financière de ses parents, il achète un cabinet d’avoué à Loudéac en 1887.
En 1884 le 30 Septembre, il épouse à 28 ans, Thomine BUHOT LAUNAY qui était née à Quimperlé le 5 septembre 1860. Ils eurent dix enfants dont deux mourront en bas âge.
Son cabinet d’avoué marche peu et ne permet pas à la famille de vivre grandement; Il décide de partir s’installer à Paris et trouve un emploi dans un cabinet d’expropriation de la ville de Paris (probablement au moment de la construction des boulevards des Maréchaux).
Paul du Chélas et sa famille habite alors à Paris au 13 rue Friant dans le 14ème arrondissement et ensuite à Vincennes au 26 rue Mirabeau.
Son bureau se trouve dans le quartier de Drouot, ce qui lui permet aisément de se consacrer à sa passion pour les tableaux, terres cuites, bibelots ou objets anciens. Cette passion, comme il l'écrit dans son petit carnet en 1925, "m'a pris il y a cinquante ans, dès le début de ma vie de jeune homme je vois le décor et les détails comme si cela s'était passé hier C'était à Vannes, rue St Vincent...". Malgré des finances jamais très brillantes, il continuera toute sa vie à flâner et fureter dans les brocantes et autres boutiques de curiosités et augmentera sa collection d'objets au grand dam de son épouse. Dans son carnet il raconte encore comment il organise à Drouot en 1926 une vente de plusieurs de ses rencontres «Enfin ma passion de collectionneur encombrant les murs d’une multitude d’œuvres, je voulus, comme les confrères, faire une vente à l’hôtel Drouot, …»
Mais la guerre de 1914 arrive et le cabinet d’expropriation a moins de travail. Paul âgé alors de 58 ans part se réfugier avec sa femme et une de ses filles à Porspoder - petite ville au Nord de Brest - attiré dans cette région par des amies de ses filles.
En 1919, avec de l’argent provenant de la vente de la maison de sa belle-mère à Quimperlé, il achète à 63 ans une maison à Porspoder au lieu-dit RADENOC.
Il partait le matin avec pinceaux et carnets et ses tableaux (aquarelles, huiles, crayons, sanguines) représentent toujours les lieux qu’il connaissait bien : Porspoder et ses alentours, Paris et les villes environnantes, Fontcuberte où il aimait se rendre chez sa fille Thomine près d’Aix en Provence, Agay où il résida un peu avec sa femme, dans le Valais lors d’un voyage et en Bretagne lors de séjours chez ses enfants.
On retrouve trace d’expositions auxquelles il a participé après la guerre de 14-18 : plusieurs de ces expositions étaient organisées dans le but de venir en aide aux veuves et aux orphelins de la guerre ; en 1917 à Lorient - en 1919 à Paris. En 1926, il exposa seul, cent neuf de ses tableaux, à la galerie du "Journal" à Paris rue de Richelieu.. Ensuite il présenta encore des tableaux lors de ventes à Lorient en 1928, à Vincennes en 1928, à Aix en Provence en 1929, à Paris et à Vincennes en 1930, et à Nice ou Marseille en 1937.
En 1933, après la mort de sa fille Anne, il quitte Vincennes et s’installe à Rennes en louant un appartement au 9 de la rue des Carmes. Mais, dès la fin de l’hiver, il repartait dans sa petite maison à Porspoder avec sa femme et sa fille Yvonne.
Pendant les vacances d’été, il recevait à tour de rôle ses petits enfants dans cette maison. Il fabriquait des "bateaux modèles" – reproductions de bateaux de pêche ou de goélettes - et, pour la plus grande joie des enfants, quelques uns de ses bateaux participaient aux régates de la Fête des Rochers à Argenton. Le troisième dimanche du mois d’août les bateaux-modèles inscrits traversaient au gré du vent et du hasard le port d’Argenton et le meilleur de chaque catégorie recevait une récompense.
Il s’éteint à Rennes le 14 Février 1940 à l’âge de 83 ans. Sa femme décéda 10 ans plus tard, le 6 Décembre 1950.